Une machine à bruit

Par Tommy Angelo
Alex est une machine bruyante. Partout où il va, peu importe ce qu'il
fait, il laisse derrière lui un désordre de bruit. Conduire est un
concours. Faire du maïs soufflé est un événement. Toutes les mains de
poker sont une épreuve.
Lire la suite...Le temps est de mon côté

Par Tommy Angelo
Jouer au poker de manière professionnelle a modifié ma perception du
temps. La route cahoteuse est maintenant devenue une route pavée pour
une route plus confortable.
Lire la suite...| Cours de Hold'em limite - Partie 1 - Value betting au hold'em limite |
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Avec les « World Series of Poker » qui se terminent, tout le monde pense juste au hold’em sans limites. Presque tous les évènements des WSOP télévisés sont du hold’em sans limites, ce qui donne une moins grande visibilité aux différentes autres variantes de poker. Dans cette chronique, je vais vous parler du cousin éloigné du hold’em sans limites : hold’em limite.
J’ai un secret à confesser: j’adore le hold’em limite. Le monde se plaint souvent qu’il y a trop de bad beat, mais j’adore les bad beats ! J’adore défendre mon gros blind avec 74o, faire une paire de quatre et voir l’autre joueur se frustrer alors qu’il ne veut pas coucher son AJs. Avec mes résultats de tournois l’an passé, j’ai fait plus d’argent à jouer au hold’em sans limites que n’importe quelle autre variante de poker, mais le hold’em limite demeure le jeu avec lequel j’ai le plus de facilité. Dans cette chronique, je vais essayer de vous donner des conseils sur des points importants au hold’em limite et peut-être qu’au cours de votre lecture, vous allez comprendre pourquoi j’adore cette variante. Le hold’em limite est à propos du value betting. Une value bet est une mise qui va gagner de l’argent au long terme lorsque la mise est appelée. C’est l’opposé d’un bluff. Par contre, cela ne veut pas nécessairement dire qu’on veut que l’autre appelle la mise. Avec des cartes à venir, nous voulons souvent que nos adversaires se couchent face à notre mise, spécialement au hold’em limite. Mais nous faisons définitivement plus d’argent lorsque nos adversaires appellent notre value bet que lorsque tout le monde check. Voici un exemple : Vous avez deux as dans une partie de hold’em a 10$-20$ et vous êtes certain que votre adversaire est sur un tirage à la couleur. Le pot est de 150$ et il reste une carte à dévoiler. Disons, pour garder les choses simples, que votre adversaire a seulement 20$ restant de jetons et si vous passez, il va passer aussi derrière vous. Si vous décidez de passer, vous verrez la prochaine carte et pourrez voir s’il a frappé son tirage ou non. Vous pourrez alors vous coucher ou simplement miser la rivière en sachant qu’il y a une forte chance qu’il ait la couleur. Par contre, si votre adversaire manque son tirage, il ne va pas payer le 20$ restant sur la rivière. Ceci vous permet d’économiser 20$ si la couleur arrive sur la rivière. Si vous misez, votre adversaire va appeler la mise : vous allez gagner un 20$ additionnel, mais vous allez perdre 20$ de plus lorsqu’il aura frappé sa couleur. Alors, devriez-vous miser ? Faisons les mathématiques. Assumant que vous n’avez aucune carte de la même sorte que la couleur possible, votre adversaire est perdant à 35 contre 9 pour compléter son tirage (il y a 44 cartes restantes dans le paquet, 9 sont des cartes complétant le tirage et 35 ne lui sont d’aucune aide). Nous allons dire 4 contre 1, question de faciliter les calculs. Donc, en misant, 4 fois sur 5 vous allez gagner 170$ (150$ + le 20$ restant de votre adversaire) et, une fois sur 5, vous allez perdre 20$. À long terme, vous allez gagner 132$ (170 multiplié par 4, moins 5, le tout divisé par 5). Si vous décidez plutôt de passer, 4 fois sur 5, vous allez gagner 150$ alors que vous ne perdrez rien le restant du temps. Sur le long terme, vous allez gagner 120$ (4x150 / 5). Miser vous rapporte 12$ de plus, à long terme, que lorsque vous passez. Ce 12$ représente une somme un peu plus grosse que la petite mise En fait, lorsque vous valez plus que 1/n du pot, N étant le nombre de joueurs, vous faites de l’argent en value bettant. L’exemple le plus commun est un pot contre un seul adversaire : le favori fait toujours de l’argent en misant. Par contre, il y a des exemples beaucoup moins évidents. Disons que vous avez 9 A 9 J Q Vous avez une surpaire sur ce flop et vous perdez de l’argent en misant et en étant appelé par vos trois adversaires, chacun d’entre eux ayant une main inférieure à la votre. Ceci est un exemple parfait où plusieurs joueurs de hold’em limite se plaignent des fameux bad beats et du fait qu’ils ne sont pas capables de gagner avec une surpaire. En réalité, non seulement la surpaire est défavorisée pour gagner cette main, mais il serait également approprié, dans la mesure que nous ayons vu les cartes de nos adversaires, de ne pas miser sur ce flop. En pratique, nous passons très rarement une surpaire au hold’em limite, mais nous pouvons et nous devrions s’empêcher de miser des mains sur des flops ayant de multiples tirages, attendant ainsi une carte anodine sur le tournant pour ensuite devenir agressif. À l’inverse, une main avec le meilleur tirage à la couleur rapporte une tonne d’argent en misant et en augmentant la mise sur le flop et en se faisant appeler par de multiples adversaires. La morale de l’histoire est que sur le flop, dans une situation que vous êtes contre plusieurs adversaires, si Dieu descendait et vous laissait choisir votre main, soit une surpaire ou le meilleur tirage, vous devriez souvent prendre la main avec le meilleur tirage. C’est important de comprendre ces concepts concernant des mains contre plusieurs joueurs, surtout si vous jouez dans des parties de limite 5$-10$ et moins. Il y a beaucoup d’argent à faire sur ces tables, où il y a souvent plusieurs joueurs dans la main, en misant le meilleur tirage sur le flop. Similairement, il y a beaucoup d’argent à faire en misant la meilleure main sur le tournant, où la meilleure main déjà faite a souvent le plus d’équité. Finalement, il y a beaucoup d’argent a faire en value bettant la rivière. Autres que préflop, où je vois constamment des décisions atroces, je crois que je vois les pires erreurs du hold’em limite sur la rivière. Plusieurs bons joueurs ont néanmoins une grande faille dans leur jeu qui fait en sorte qu’il ne mise pas assez souvent la rivière. La plus grosse erreur que les mauvais joueurs font est d’appeler trop souvent les mises; mais si vous êtes un bon joueur et vous ne misez pas assez souvent vos bonnes mains, les mauvais joueurs ne sont pas punis pour leurs erreurs. Voici deux exemples. Assumons que votre adversaire est un mauvais joueur loose/passif :
Pensez à votre réponse à ces deux problèmes et, dans ma prochaine chronique, je vais entrer dans les détails à propos de ce que je pense. Des questions ou des commentaires sur cet article? Cliquez ici. |